Séance du 7 avril 2016:  Communication de Sébastien Lécuyer (INRAP) sur les fouilles archéologiques du site au nord de la place de la Victoire.

Sébastien Lécuyer (INRAP) est venu présenter brièvement les découvertes réalisées dans le cadre d’un diagnostic archéologique au nord de la place de la Victoire en amont d’un projet de construction d’un complexe cinématographique. Ce type d’intervention qu’est le diagnostic est maintenant obligatoire avant toute construction impactant le sous-sol. Ce dernier a été réalisé par une équipe de l’INRAP (Institut National de Recherches Archéologiques Préventives) dirigée par Pascal Joyeux, un archéologue rompu aux opérations urbaines, et composée de 2 techniciens, Sébastien Lecuyer et Florence Tane, une spécialiste de l’anthropologie funéraire.

 

Fouilles du Petit-Champ à Gien (Loiret)

 

 

 

 

 

 

 

 

5 tranchées ont été réalisées dans l’emprise qui est constituée d’un parking et d’un bâtiment, aujourd’hui démoli, dénommé « Pouponnière » qui était la crèche de la faïencerie et qui a été hôpital provisoire pendant la 2ème guerre mondiale. Les résultats des 5 tranchées sont homogènes, celles-ci ont mis au jour une zone d’inhumation qui correspond très certainement au cimetière de la Chapelle du Champ.

Fouilles du Petit-Champ à Gien (Loiret)

 

 

 

 

 

 

 

En effet cet espace a été celui d’un cimetière « hors les murs » de la ville de Gien pendant trois siècles du XVIème jusqu’au milieu du XIXème siècle, 1846 exactement, date du déménagement dans le nouveau cimetière de la ville. Plusieurs milliers d’individus (près de dix mille ?) ont été enterrés dans ce cimetière du « Petit Champ ». 

Fouilles du Petit-Champ à Gien (Loiret)

 

 

 

 

 

 

 

Les inhumations ont été découvertes à partir de 1 mètre 80 sous le niveau de la surface actuelle jusqu’à 3 mètres de profondeur ce qui dénote un remblaiement du terrain. Les deux petites chapelles qui y existaient ont été détruites et les pierres récupérées. A titre anecdotique, une des phases de remblais de l’extrémité ouest de l’emprise a livré des rebuts et des déchets de la faïencerie portant la marque en cours entre 1845 et 1849.

Jean Ravoyard cite un compte rendu de la réunion de la SHAG du 24 avril 1928 s’appuyant sur des sources de 1842, où l’existence d’une chapelle ND de la Pitié construite en 1599 dans ce cimetière est attestée.